Passablement étrillé par les sénateurs lors de son audition dans le cadre de la commission d’enquête sur la commande publique, le président-directeur général de l’UGAP, Edward Jossa, n’a visiblement pas compris la leçon : parmi les griefs des parlementaires de la chambre haute vis-à-vis de celle qui se veut la première centrale d’achat public en France, le recours excessif à des solutions numériques non souveraines, dans le catalogue proposé à ses clients.
Le message n’est visiblement pas passé puisque l’UGAP vient de choisir, dans le cadre de la transformation digitale de son propre système d’information, de déployer la solution Microsoft Dynamics 365 CRM. J’ai donc sollicité à travers une question écrite la ministre de l’Action et des Comptes publics, Amélie de Montchalin, sur cette décision préoccupante pour les données numériques de l’UGAP et de ses clients. La commission sénatoriale ayant par ailleurs mis en lumière dans le fonctionnement de l’UGAP un certain nombre d’aberrations dont les répercussions sont particulièrement dommageables pour les finances publiques, j’ai souhaité par la même occasion alerter la ministre sur l’opportunité d’une réforme en profondeur de cet organisme. Peut-être serait-il même plus efficace de le supprimer pour reconstruire une centrale d’achat public reposant sur des bases saines..jpg)
https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/questions/QANR5L17QE11036
Philippe LATOMBE